Karine de Ménonville : « L’essentiel cette année, c’est de mettre en avant un vrai esprit de bande »

Un mois et demi après la rentrée de BFMTV, nous vous proposons une interview en deux parties, faisant la part belle à l’équipe du Midi-15h. Cela ne vous aura pas échappé, le Midi-15h poursuit sa révolution entamée la saison passée. Mais une révolution en douceur et dans la continuité, qui fait de ce rendez-vous quotidien* un incontournable de la grille de BFM.

Depuis le 27 août, Karine de Ménonville nous convie pour un nouveau duo, loin d’être inédit, avec Ronald Guintrange. Pourtant, plus qu’un duo, il s’agit avant tout d’un vrai travail d’équipe, qui offre à ce cocktail d’info de la mi-journée la recette gagnante : bonne humeur et rigueur.

Bonjour Karine, merci d’avoir accepté cet entretien. Présente sur BFMTV depuis 5 ans, vous co-animez une tranche charnière de la chaîne, le Midi-15h, pouvez-vous expliquer à nos lecteurs quelle est votre formation ?

Karine de Ménonville : Avec plaisir ! Je suis diplômée de Sciences-Po Paris et du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). Voilà pour le cursus étudiant… A côté bien évidemment il y a le terrain : de nombreux stages dans la presse locale et la télé.

 

Vous avez fait vos premiers pas en télévision sur France 3 Côte-d’Azur en 1996, pourquoi avoir choisi ce média plutôt que la presse écrite ou la radio ?

Karine de Ménonville : En fait, entre Sciences-Po et le CFJ, j’ai travaillé un an sur le terrain, au Parisien-Oise matin. Je voulais être certaine que l’idée que je me faisais de ce métier collait à la réalité. Et dans ce cas, la presse locale est ce qu’il y a de mieux. On approche tous les faits de société mais aussi la politique ou encore l’économie… Bref, comme j’avais cette expérience en presse, au CFJ je me suis spécialisée en télé afin d’avoir une autre corde à mon arc. Et à la sortie, mes premiers pas ont donc été faits chez France 3.

 

Qu’est-ce qui a changé sur BFMTV depuis votre arrivée en juin 2007 ?

KDM : C’est une chaîne qui a grandi et qui s’est épanouie. Elle a gagné ses galons de 1ère chaîne d’info grâce au travail de tous. C’est aujourd’hui une référence. Quand il se passe quelque chose : on regarde BFMTV.

Vous arriviez en provenance d’une autre chaîne d’info, LCI, parlez-nous de ce qui différencie ces deux chaînes, au niveau du rythme, de la ligne éditoriale, du traitement de l’information…

KDM : Ce sont deux chaînes très différentes. BFMTV a une volonté du direct, d’être sur l’événement, d’être là où ça se passe. LCI est une pionnière mais a pris quelques rides et n’a pas su forcément tenir la distance de l’info en direct. Aujourd’hui, elle propose plus de débats, d’analyse, moins d’actualité chaude. C’est un autre choix.

 

Avant d’être présentatrice de JT sur LCI, vous officiez en tant que reporter, ce n’est plus le cas depuis que vous êtes sur BFMTV, y a-t-il une raison à cela ?

KDM : En fait, je crois que j’ai essayé presque tous les métiers en télé : reporter, rédacteur, présentateur, rédacteur en chef… Tout cela correspondait à des envies à certains moments de ma vie. Ce qui est bien avec ce métier, c’est qu’il permet la diversité. Sur BFMTV, être présentateur, dans mon cas, signifie être à l’antenne 5 jours par semaine et assurer à chaque fois 3 heures de direct. Cela ne laisse pas de temps pour être reporter ni assurer une spécialité. Ne plus être reporter est donc un choix. Je m’investis à fond dans le Midi-15h afin de le renouveler et l’enrichir.

 

karine_demenonvilleVous avez écumé à peu près toutes les tranches d’info de la chaîne, passant de la Matinale à Info 360, puis à la session de la mi-journée, quelles sont les exigences spécifiques à chaque tranche ?

KDM : Sur ces trois axes majeurs de la journée, c’est vrai qu’il faut à chaque fois un ton spécifique.

Le matin, nous sommes là pour réveiller le téléspectateur. Il s’agit de lui donner l’essentiel des infos sans lui donner envie de se recoucher si les infos sont difficiles. J’essayais donc d’apporter du fond avec un maximum de douceur et d’humour.

Le soir, on rassemble l’actualité de la journée. On peut se permettre de faire la synthèse, d’avoir un œil plus critique. Les téléspectateurs veulent qu’on leur raconte ce qu’ils ont manqué. Le ton doit être très posé.

Le midi, l’info bouge à chaque seconde, les déclarations se multiplient. C’est le moment où l’actualité est la plus dynamique. A nous de donner un maximum d’infos avec de la maîtrise et de la sérénité. Mais la clé absolue c’est la convivialité.

 

Pensez-vous que la notoriété croissante de BFMTV doive vous rendre encore plus rigoureux sur la façon de traiter l’information à chaud ? Alors que le leitmotiv même de la chaîne (« priorité au direct ») prive d’une prise de recul sur les événements, parfois nécessaire pour ne pas tomber dans le sensationnel… 

KDM : Je pense que la rigueur est une obligation. De ce critère découle : le sérieux, la crédibilité, la confiance. Il est vrai que c’est un équilibre délicat. Mais le leitmotiv « priorité au direct » ne signifie pas absence de rigueur. Il veut dire avant tout « être là où ça se passe quand ça se passe ».

 

Vous dites, « quand il se passe quelque chose : on regarde BFMTV », quelle est selon vous la raison ? 

KDM : Il y a eu plusieurs événements marquant qui ont « fait la chaîne » : le débat Bayrou-Royal de la campagne 2007, le tsunami au Japon, l’affaire DSK… Les téléspectateurs ont compris que s’ils voulaient de l’information, être en direct de l’événement, ça se passait sur BFMTV.

 

Au cours de la dernière saison, le Midi-15h a évolué, gagnant notamment en dynamisme et interaction, avec la présence autour de la table des différents chroniqueurs, Nicolas Doze pour la « chronique éco », Fanny Agostini pour la météo… Pouvez-vous nous expliquer quel est le nouveau visage du Midi-15h ?

KDM : C’est vrai que le Mikarine_mercidi-15h a beaucoup évolué l’année dernière. Il y a un an, j’ai proposé de revoir de fond en comble la grille de cette tranche. La direction m’a suivie. Tout a été revu : la durée des journaux, le rythme, la façon d’écrire et surtout l’invité. Je voulais vraiment pouvoir aller plus loin avec un invité sur une interview longue de 6/7 minutes. Et ça a été une réussite. Je suis très fière de ces changements.

En ce qui concerne les nouveautés de cette année : vous l’avez constaté, la bande a continué de s’agrandir. On a embarqué Anicet Mbida et Frédérique Simottel (le vendredi) qui sont venus ajouter leurs talents à ceux de Nicolas et Fanny. Candice Mahout va nous rejoindre début novembre pour nous parler stars et showbiz (« culture & vous »). L’essentiel cette année, c’est de mettre en avant un vrai « esprit de bande », une convivialité qui fait du Midi un rendez-vous à part.

 

« Ronald, c’est simple, c’est ma moitié professionnelle »

Karine de Ménonville

 

Vous avez retrouvé Ronald Guintrange, avec qui vous aviez co-présenté Info 360 il y a 3 ans, contente de ce duo reformé ?

KDM : On va ménager son égo : mais je suis plus que ravie ! Cela faisait longtemps que je voulais retravailler avec Ronald. Tous les deux, nous formons un vrai « couple professionnel » ! C’est un ami dans la vie. Il est rigoureux mais aussi drôle et décalé… Une façon d’aborder l’info que je partage !

 

« L’esprit bande » qui opère dans le Midi-15h est essentiel et rend cette tranche aussi incontournable qu’attractive, pouvez-vous dire un mot sur chaque membre de l’équipe ?

KDM : Fanny est la fraîcheur et la gentillesse faites météo ! Mais la demoiselle est aussi très espiègle. Nicolas est un mélange détonnant de culture, de libéralisme et de provocation.

Anicet est tout simplement le roi des « geek », il a beaucoup de classe et d’ingéniosité. Frédérique allie à chaque fois douceur, invitation au voyage et technologie… Il nous donne même envie de visiter des « data centers » (des centres de traitement de données, ndlr) !

Et finalement, Candice : je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle va vite trouver sa place ! On a tout un passé professionnel ensemble. Elle est super pro et d’une impertinence exquise.

Quant à Ronald, c’est simple, c’est ma moitié professionnelle.

 

Avez-vous le sentiment d’avoir exploré toutes les facettes du journalisme ? Avez-vous des projets pour un futur plus ou moins proche ?

KDM : Non, très loin de là. J’ai toujours beaucoup de projets et d’envies. Je travaille sur un concept qui me tient à coeur. Mais il n’est pas possible de vous en parler pour le moment. Promis vous en aurez la primeur !

 

L’équipe de NEWSROOM remercie Karine de Ménonville pour sa disponibilité et son enthousiasme.

*Retrouvez Karine et sa bande du lundi au vendredi, de 12h à 15h.

Mat

Rédacteur en charge des sections et entretiens pour BFM.

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  • Gabriel

    J’aime beaucoup le ton de cette tranche info : sérieux, proximité avec les téléspectateurs, et quelques chroniques aussi intéressantes les unes que les autres ! Super content d’apprendre le retour de Candice Mahout dont j’appréciais beaucoup la complicité entre elle et Karine lors de première édition ! =)

    Heureusement il y avait Fanny pour remplacer cette complicité d’antan. Je regarde dès que je le peux pendant ma pause le duo de choc de midi.

    L’interview est également un gros plus, à quand une chronique média pour vraiment faire le poids face à Canal + à cette heure ? Ou une autre interview même ? Ca renouvellerait les 3 heures parfois un peu répétitives.

    Merci à Karine pour sa gentillesse et sa sympathie au quotidien qu’elle nous apporte avec Ronald.

    A quand une interview de ce dernier d’ailleurs ? 😛

    Gab

  • Cyril16

    J’apprécie carrément cette tranche.
    J’ai parfois l’occasion de regarder la 1ère heure et quand il faut être sérieux, ils sont sérieux mais il y a toujours des moments de bonne humeur.
    Je trouve que « Culture Geek » a plus sa place sans cette tranche que l’année dernière.
    D’ailleurs, reverra t-on Anicet, maintenant qu’il est sur France 4 ?
    Et puis, la bonne humeur autour de la table avant la chronique économie de Nicolas Doze, avec la délicieuse Fanny Agostini est souvent marrant.
    Ronald et Karine forment un très bon duo.
    En effet, on ressent bien l’esprit de bande et du coup, l’information est moins anxiogène.

    Merci pour cette interview de Karine, une journaliste professionnelle mais qui garde sa bonne humeur naturelle.

  • Karine de Ménonville, j’adore, que de fraicheur et d’humour, grace a vous, nous oublions les mauvais moments de la vie. Ronald est parfois drole et cela nous fait du bien et c’est pour cela que je vous regarde. Et que dire de Fanny Agostini, j’aime tes yeux Fanny, tu est belle et tu est une princesse charmante de la météo, j’imagine Fanny Agostini et Karine de Ménonville en robe de marié, je vous épouse toutes les 2. Bisous,marc

  • Zemstak

    On ne comprend pas pourquoi cette présentatrice adopte une diction sucrée, hachée et totalement artificielle, copiée sur les animatrices de quinzaines promo dans les hypermarchés. Une femme doit-elle forcément parler en minaudant ? On n’est plus en 1950 !

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