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Christophe Delay : « Il y a désormais un réflexe BFMTV quand l’actualité est forte »

Rendez-vous phare de BFMTV, Première Édition est fréquemment sur le podium des audiences le matin, grappillant petit à petit les habitués de Télématin et les autres. Un exploit pour la jeune chaine, notamment dû au travail de Christophe Delay, le co-présentateur de la chaine depuis 2007. 4 ans qu’il donne les infos, avec Karine de Ménonville, Graziella Rodriguès puis maintenant Pascale de La Tour Du Pin. Lui n’a pas bougé depuis le début, assurant la présentation et la rédaction en chef de la session matinale. Une régularité et une rigueur qui nous a poussé à en savoir plus. L’équipe, les nouveautés, les critiques… il n’a refusé aucune question. Entretien… fleuve !


Christophe Delay

Quel a été votre parcours avant votre arrivée à BFMTV ?

Je suis entré a Europe 1, en 1992 après l’École de journalisme de Lille. J’y ai passé 15 ans, y ai tout appris, fait tous les métiers et tous les horaires. En 2007, alors que j’étais le présentateur et le Rédacteur-en-chef de la matinale, Guillaume Dubois, que je connais depuis longtemps, m’a proposé de rejoindre l’aventure. Je n’ai pas hésité. A 40 ans, il fallait changer de vie. Il y avait une matinale à développer. Le chantier n’est pas terminé.


Christophe Delay, montage BFMFANVous êtes depuis maintenant un an accompagné en plateau par Pascale de La Tour du Pin. Deux mots, sur son travail, et son humeur, souvent taquine et complice avec vous ?

Elle est très à l’écoute, accepte les remarques. Donc elle progresse vite. Nous formons un duo. Et non pas deux personnalités qui travaillent en duo. La nuance est essentielle. Elle est dans la vie comme à l’antenne : spontanée, facile, d’humeur égale. Donc on peut se faire des remarques naturellement, sans crise d’égo.

« Lise assure l’intérim en attendant l’arrivée de Christophe Person de la chaine méteo. »

Vous êtes donc les deux présentateurs, mais il y a aussi tout le monde derrière. Ce sont combien de personnes qui travaillent spécifiquement pour la matinale ?

L'équipe de Première Edition, crédit image: Okapi.

Environ une vingtaine au matin. C’est très important cette notion d’équipe. D’abord cote rédaction, on n’a imposé à personne de travailler au matin. Et je n’ai choisi que des journalistes qui avaient envie. Il y a un type très important la veille. C’est Nicolas Marut qui est co-rédacteur-en-chef de la tranche. C’est un poste essentiel. Il est là de 15 h à 1 h du matin. Et je le rejoins tous les soirs entre
17 h 30 et 20 h pour ajuster les choix et trancher. Il y a les journalistes,  et il y a aussi les équipes techniques qui sont essentielles pour l’habillage, la mise en image comme en son. Je travaille étroitement avec elles car c’est une part capitale de la réussite. Une émission de contenus, sans mise en onde originale, ne fonctionne pas. La mise en page dans notre métier, comme dans la presse est essentielle. C’est un de mes chantiers quotidiens.

On a appris que l’arrivée de Lise Riger n’était que temporaire. Pour combien de temps encore est-elle à l’antenne, et dans quel cadre s’inscrit cette arrivée ?

Lise est une très bonne journaliste. Elle s’est coulée dans le job du jour au lendemain. C’est un intérim mais c’est un intérim de luxe, en attendant l’arrivée de Christophe Person de La Chaine Météo d’ici une dizaine de jours.

Depuis quelques mois, des ajustements ont eu lieu dans la matinale. J’ai noté un changement mineur : on a échangé les horaires de Nicolas Doze et de François Lenglet. Cela répond à une logique d’emploi du temps pour les deux ou il y a une raison éditoriale ?

Non, il n’y a aucune raison « éditoriale ». Nicolas comme François interviennent sur RMC ou BFM Business, il fallait aménager leur emploi du temps. C’est la seule raison. Par ailleurs, le départ de ce dernier de La Tribune n’affecte pas sa collaboration avec nous en tant qu’éditorialiste économique indépendant.

« Dernière Minute permet de donner immédiatement de la présence à l’information, en attendant l’arrivée des images. »

Dernier point sur le contenu de la matinale, le journal des sports de 7h40 ne semble plus incarné. Une contrainte liée à la forte actualité de 2011 ?

Non, avec  Hervé Béroud, nous avons considéré que deux JT sports en une heure, c’était trop. Dans notre souci d’éviter la redondance et de faire varier les formes d’écriture, nous avons choisi d’en placer un tout en images dans le journal de 30. Ça ne remet pas en cause le talent de Benjamin Dubois. Simplement, je l’utilise différemment. Pour un JDS incarné à l’heure, dans un JT tout-images le lundi matin, et pour faire des papiers sport le reste du temps.

Aussi, les téléspectateurs ont pu découvrir ces derniers jours une chronique, sorte d’alerte info incarnée, durant laquelle Philippe Salvador nous informait d’une info de dernière minute. Présentez-nous le concept, d’où est venu l’idée ?

Philippe SalvadorCela fait longtemps que j’avais cette idée sous le coude. Elle est née de mes frustrations de journaliste où, dès qu’une info tombe, on peut la raconter. A la télé, c’est plus compliqué. Pour qu’elle existe, il faut « l’image » et elle met toujours un peu de temps à arriver. Pour combler ce temps, j’ai choisi de faire raconter le « news » dans « Dernière minute ». Ça permet de donner de la « présence » à l’information, de l’incarner en donnant immédiatement le sentiment au téléspectateur qu’une info vient de tomber. Incarnée par Philippe Salvador et Mélanie Vecchio, nous la rendons plus « visible » que dans la voix des présentateurs en attendant l’arrivée des premières images.

« La diffusion du fake de Ben Laden est une erreur. Tout le monde l’a fait. Ce n’est pas une excuse. »

Vous avez eu l’occasion de délocaliser Première Edition pour le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Vous avez déjà d’autres idées d’évènements à venir, compatibles avec une émission en extérieur ?

Je suis très prudent avec les « extérieurs ». Je suis très attaché à ce que les présentateurs restent à leur place. Bien souvent, il y 2 risques à déplacer les présentateurs sur l’événement : qu’ils volent la vedette à l’évènement, ou qu’ils éclipsent le travail des envoyés spéciaux. Donc, la voie est étroite. Il faut vraiment que le présentateur soit une plus-value au travail des envoyés spéciaux pour qu’il soit sur place. Ce fut le cas pour Berlin ou Haiti.

Christophe Delay, montage BFMFANLa recette de Première Édition semble être rigueur et bonne humeur. Une formule gagnante qui se retrouve sur l’audience ? Comment se porte l’audimat de Première Édition ?

Elles sont bonnes. Mais là aussi, il faut être prudent car tout est fragile. Grâce au travail de la chaine, il se trouve que Première Édition place BFMTV parmi les chaines 3 ou 4 chaines les plus regardées chaque matin, tous supports confondus. Et même mieux quand l’actualité est forte. Ce qui est intéressant, c’est que Première Édition rassemble désormais un public d’habitués. Le challenge, c’est d’en attirer d’autres tout en gardant les fidèles. C’est pour cette raison que je suis toujours à la recherche de nouveautés et d’ajustements.

Vous déclariez il y a deux ans à Télésphère qu’il y a quelques lacunes dans Première Édition. Aujourd’hui, que faut-il améliorer encore ? Je pense notamment à la rigueur, qui a fait défaut lors de la diffusion du fake de la photo d’Oussama Ben Laden ?

Rigueur toujours… Réactivité, c’est notre raison de vivre et surtout ne jamais s’installer dans le confort. L’amélioration est nécessaire à tous les étages. Et je n’en dirai pas plus, car nous avons beaucoup d’idées sous le coude. Sur la diffusion prématurée du fake de Ben Laden, c’est une erreur. Tous les médias l’ont faite. Ce n’est pas une excuse. C’est une leçon et cela doit nous inciter à davantage de prudence. Sur la course à « l’ouverture d’antenne (NDLR : I>Télé a pris l’antenne avant BFMTV cette nuit là), ce n’est pas sur ce genre de critères que se construit une réputation.

« Je serai encore à Première Édition la saison prochaine. »

Un autre mot sur l’actualité récente, l’affaire DSK la semaine dernière. On a pu lire certaines réactions disant que vous avez fait la part un peu belle à la théorie du complot…

D’abord un mot des audiences, ce fut une semaine essentielle pour la chaine. D’abord parce que l’on a battu le record d’audience de la chaine le soir de la comparution de DSK. Ensuite parce que les audiences du matin ont également flambé. C’est un signe essentiel. Il y a désormais un « réflexe BFMTV » quand l’actualité est forte. A nous de tout faire pour conserver cette « prime ».  Et c’est quand l’actualité est plus faible que le château se construit. Quant aux soupçons de faire la part belle à la théorie du complot, c’est un mauvais procès. Comme toujours, toutes les opinions sont relayées à l’antenne. Le contraire serait immédiatement sanctionné. D’abord par le téléspectateur. Enfin et c’est peut-être le plus important, rien ne permet aujourd’hui de trancher en faveur d’une piste ou d’une autre. L’enquête, dans sa forme américaine particulière, se poursuit. Et je peux vous dire qu’après 4 ans passés à BFMTV,  personne ne m’a jamais tordu le bras pour me dire ce qu’il fallait dire. Et c’est pour ça que ça marche. Ni Dieu, ni Maître…

Vous présentez la matinale depuis Mai 2007, ce qui fait de vous le présentateur à la plus grande longévité sur le même créneau. Il n’y a pas une lassitude qui s’installe, une envie de pouvoir dormir a des heures classiques ?

Très concrètement, vous serez encore à Première Édition en septembre prochain ?

Je suis très heureux à Première Édition. Très heureux d’être sur le job depuis longtemps. C’est grâce à la confiance de la direction que l’on peut construire sur la longueur. Et c’est sans doute l’une des clés de la réussite. Quant à moi, je ne suis pas lassé. Loin de là. Je suis du matin ! C’est aussi parce que je dispose d’une liberté totale sur le job, que je suis encore très frais et plein d��idées. Mon moteur, c’est l’innovation permanente. Tant devant que derrière, en amont, ou avec les équipes techniques. Donc pour répondre à votre question, à l’heure où l’on parle, je serai encore à Première Édition la saison prochaine. Avec la même équipe. Ou Presque…

Un grand merci à Christophe pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Mohamed

Ancien contributeur et rédacteur en charge des sections et entretiens BFM.

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  • Merci Mohamed pour cette interview qui je l’espère en appellera beaucoup d’autres. 😉

  • JACQMIN

    Où est la neutralité des journalistes quant à leur idée politique (je fais allusion à vos petites phrases quotidiennes sur toutes personnes ou journaux de droite) ?!

  • Kar

    Non, sans rire, le compte à rebours avant 20h00, les journaliste à Nantes, Deauville et j’en passe, qui parle des fruits et légumes les plus vendus en ce moment, ou encore savoir que la population de Deauville parle aussi du temps qu’il fait, sans oublier la vie palpitante d’un électeur qui travail la nuit et qui est venu à l’ouverture parce que il avait peur de ne pas se réveiller avant 18h00. C’est pathétique… Envoyer des professionnels aussi tôt le matin ne serre à rien, sinon d’être ridicule à l’antenne… Il y a sûrement moyen de faire autrement, non?
    Mais ne vous tracassez pas, il y a 15 jours TF1 a envoyé Jean Pierre Pernault au fin fond de l’île de France je crois… c’est palpitant…Pffffff

  • Nicolas

    Bonsoir,
    Je suis l’émission chaque matin 7/7 de 6h30 à 7h00. Continuez ainsi….
    Quel est la musique du générique qui présente Le réflexe matinal ? Merci.
    Bonne continuation.
    Nicolas

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